Monsieur Caramel, l’alliance du beau et du bon

Monsieur Caramel, l’alliance du beau et du bon

Cette semaine nous vous présentons « Monsieur Caramel », et son extraordinaire boutique installée rue Duhesme dans le 18e arrondissement, tout à la fois pâtisserie, confiserie et salon de thé. Un lieu qui allie le beau et le bon.

 

Quel est le concept de votre boutique ?

Ce n’est pas une pâtisserie traditionnelle avec un comptoir et un assortiment défini, c’est une sorte d’organisme vivant qui change et évolue tout le temps, un work in progress. J’ai du mal à définir le concept. Je suis pâtissier mais c’est sûr que je ne fais pas que de la pâtisserie !

Qu’est-ce que vous y proposez ?

J’ai commencé par le caramel pour plusieurs raisons, mais la principale, je pense, c’est parce que c’est facile à partager. Quand j’ai commencé à aménager la boutique, je n’étais pas du tout sûr d’avoir autant de clients. Au départ j’ai lancé les caramels, un mois après  j’ai ajouté une pâtisserie, puis une autre deux semaines après, et petit à petit j’ai augmenté l’assortiment.
Si vous regardez  le dessin que j’ai fait sur le mur, vous verrez de nouvelles illustrations apparaître au fur et à mesure du développement du magasin et de l’ajout de nouvelles recettes. Je propose également du thé qui vient de Corée.

Pourquoi « Monsieur Caramel » ?

Il y a trois ans, j’avais un salon de thé éphémère dans une galerie rue Française, à côté du métro Etienne-Marcel. Quand les gens passaient devant, je donnais un petit caramel à chaque fois. A partir de ce moment, les gens ont commencé à m’appeler « Monsieur Caramel », et au cours du temps plusieurs personnes m’ont  demandé où est-ce qu’on pouvait acheter mes produits… C’est comme ça que j’ai pris la décision d’ouvrir ma boutique !

Quelle est la philosophie de la boutique ?

J’ai beaucoup travaillé pour des grandes maisons de la gastronomie, mais au bout de 5-6 ans je me suis lassé. Je me suis aussi rendu compte que les bonnes choses dans la gastronomie étaient souvent réservées aux gens qui ont les moyens. Du coup mon but c’est vraiment de rendre les produits de qualité accessibles à tous.

Vous avez ouvert votre boutique il y a 3 mois, mais les gens du quartier semblent déjà bien vous connaître. Quel est votre secret ?

J’habite dans le quartier, mais je n’ai pas vraiment le temps de l’explorer car je travaille beaucoup,  mais j’essaie de donner un petit caramel à tous les gens qui s’arrêtent devant la boutique, souvent ce sont des enfants. Maintenant à chaque fois que je fais mes courses, j’entends des petits qui disent « Ah, c’est lui Monsieur Caramel ! » C’est mignon.  Aujourd’hui la gratitude c’est rare, mais je considère que si une personne entre dans ma boutique, elle est venue chez moi, et c’est absolument normal que je lui offre du thé ou un petit truc à grignoter.

De plus, il y a un véritable esprit d’échange et d’entraide dans le quartier. Par exemple, le 11 mars c’était mon anniversaire. Je ne l’ai dit à personne à part des fleuristes à côté (L’usine à pétales). Le jour même, une dame qui achète souvent des fleurs chez eux, est entrée dans ma boutique et m’a souhaité  « joyeux anniversaire » car la fleuriste le lui avait dit… Une seconde après,  tout le monde dans la boutique a commencé à chanter «  joyeux anniversaire »… Il y a une vraie ambiance de quartier, c’est génial.

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Monsieur Caramel, 79 rue Duhesme, 75018 Paris