Deux fois 9, le dépôt-vente du 18e qui donne une 2e vie aux vêtements d’enfants

Deux fois 9, le dépôt-vente du 18e qui donne une 2e vie aux vêtements d’enfants

Le nom atypique et original de la boutique « Deux fois 9 » nous a incités à rencontrer sa gérante, Stéphanie, qui nous a accueillis avec le sourire et a bien voulu répondre à nos questions.

 

 Quelle est l’histoire de votre boutique ?

J’habite le quartier depuis 20 ans. Cette boutique, c’est un projet que j’avais en tête depuis cinq-six ans. J’ai souhaité me reconvertir parce qu’étant une jeune mère, je trouvais qu’il manquait un concept de vêtements raisonné et durable pour les enfants de 0 à 12 ans. En effet, les vêtements d’enfants s’abiment et il faut en racheter très régulièrement car ils grandissent vite. Donner une seconde vie à ces vêtements m’a paru évident et utile pour les vendeurs comme pour les acheteurs. L’idée de cette boutique était également de revaloriser le prêt-à-porter d’occasion en proposant du choix et de la qualité.

 

Pourquoi avoir appelé votre boutique « Deux fois 9 » ?

Les tables de multiplication renvoient à l’enfance et deux fois neuf égal dix-huit, comme le 18e arrondissement de Paris où la boutique est implantée. Ce nom d’enseigne interpelle les parents et les enfants, et une fois entrés dans la boutique, ils ne veulent plus en ressortir !

 

Comment sélectionnez-vous les vêtements proposés ?

Le procédé est assez facile. Je n’accepte pas les vêtements troués, tâchés, avec des boutons manquants… Je choisis également en fonction des saisons, de l’âge et du stock que j’ai. J’accepte tous types de vêtements mais ils doivent être en bon état. Ça peut aller d’une grande marque à des vêtements plus abordables, de moyenne gamme. La raison de ce choix, c’est que le quartier est très mixte donc ça crée une certaine richesse vestimentaire, tout comme la clientèle que j’accueille. Par ailleurs, j’ai un très bon outil informatique qui me permet de tout répertorier et référencer, et sans lequel je ne pourrais pas gérer ma boutique. Cela me permet de retrouver facilement un article si j’ai une demande spécifique d’un client.

Je présente aussi des petits créateurs qui font de très belles choses à la main. C’est une démarche de découverte de nouvelles marques, de recherches, de conseils et c’est vraiment agréable pour moi, comme pour le client.

 

Comment se passe la vente ?

Le particulier vient déposer les articles qu’il souhaite vendre et dès qu’ils ont trouvé preneur, le vendeur est crédité sur son compte. La moitié du prix de vente lui revient, c’est un échange équitable. Les prix de vente se veulent raisonnables ; ils sont fixés en fonction de la marque, de la nouveauté et de la qualité.
Ce système fonctionne très bien, la clientèle est au rendez-vous, la boutique est beaucoup appréciée et il y a une réelle demande.

 

Que proposez-vous d’autre dans votre boutique ?

Je propose des jouets, du matériel de puériculture d’occasion qui n’a parfois même pas été utilisé. Quelques meubles (commodes, chaises, bureau, lits d’enfant …), des jeux de société et des livres. Je reçois beaucoup de choses en très bon état, j’en suis très contente. Cela permet aussi d’apporter au client une offre variée. Je propose également un accompagnement pour le choix d’une tenue par exemple ou des conseils pour un cadeau.
Par ailleurs, je propose des ateliers créatifs pour des petits groupes d’enfants. J’invite des créatrices ou des illustratrices à préparer une activité qui colle au thème de la saison. Nous proposons des sessions de quarante-cinq minutes pour les tous petits et d’une heure pour les plus grands. Ces ateliers ont lieu une fois par mois, le samedi matin le plus souvent et ils rencontrent un grand succès. La boutique est également un point de retrait pour des produits que des particuliers proposent en location, comme des poussettes, des sièges autos, des lits parapluies etc.

 

Pour finir, que pensez-vous du commerce de proximité ?

Je pense que c’est un vrai choix de consommation. J’y fais plus attention depuis que je suis commerçante. Il est clair qu’en grande surface, il y a de nombreux avantages mais les clients aiment pouvoir trouver une diversité de produits différents et uniques, du neuf comme de l’occasion près de chez eux. Les commerces de proximité sont plus accessibles pour les familles, ils rendent les quartiers vivants comme la rue Ramey qui est de plus en plus dynamique grâce à son offre de proximité. D’ailleurs, nous allons bientôt procéder à la végétalisation de la rue, c’est une très bonne initiative et cela nous permet de participer à la vie du quartier et d’être proche des habitants. Favoriser le commerce de proximité, c’est un acte citoyen et il faut l’encourager.

 

 

> Deux fois 9, 50 rue Ramey, Paris 18e
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